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La vision de tableaux bourrés de chiffres est franchement décourageante même pour ceux qui y sont habitués. Aussi on trouvera ci dessous le mode d'emploi et des conclusions qui peuvent donner envie d'y puiser ses propres informations.
Il s'agit de tableaux résumant en octobre 2009 (576 députés et non 577) la situation du cumul pour les différents groupes politiques de l'A. N. et du Sénat. Ces chiffres peuvent varier en fonction des élections et évènements personnels mais surtout en cas de remaniement ministériel à l'intérieur de l'UMP. Les tableaux sont sous ass11, ass2, sénat1 et sénat2.png Les tableaux présentent les données brutes disponibles à partir des fiches individuelles des députés et sénateurs, classées par catégories. Les noms des groupes politiques sont ceux de l'Assemblée nationale et du Sénat. Les tableaux Assemblée 1 et Sénat 1 regroupent les valeurs correspondant aux fonctions figurant dans les en-tête de colonnes : Maire, Président de conseil général (dept.), régional (région) , d'agglomération ou communauté de communes (agglo), mandat local n'appartenant pas aux catégories précédentes (m). Le nombre des mandats figure ensuite. Ainsi 9 députés du NC ont deux mandats. On peut voir aussi qu'il y a 270 maires parmi les députés dont 23 femmes, 13 UMP, 8 SRC et 2 GDR. Les pourcentages correspondant sont calculés dessous. Par exemple 13 députées maires UMP/44 députées= 30%. Les tableaux 2 présentent les cumuls par catégories qui s'excluent mutuellement. Ainsi on fait la différence entre un président de conseil général avec zéro mandat local supplémentaire (CG+0m), avec un mandat local supplémentaire (CG +1m) etc. Pour la clarté, les catégories ne comportant aucun représentant ne sont pas indiquées. On remarque ainsi que la présidence de région (CR) n'incite à aucun mandat supplémentaire. Les en-tête de colonnes sont simples : M pour maire, A pour président d'agglomération ou de communauté de communes et m pour autre mandat local. Contrairement à l'enquête le Monde – Post je n'ai pas établi de classement. En effet le classement présenté par le Monde résulte d'une pondération entre les différentes fonctions exercées par les députés. Il est donc discutable puisqu'une une pondération différente modifierait les résultats, par exemple la part donnée aux structures intercommunales ou la gradation président, vice président et conseiller. Il serait possible également d'introduire d'autres paramètres. De plus faire apparaître les noms des députés en fonction de leur cumul (et, souhaitons le, des sénateurs par la suite) ne renvoie qu'à un aspect de leur attitude personnelle. Le profiteur cynique et le drogué de politique (parfois de dévouement) sont dans le même panier. On peut alors croire qu'il suffirait que nos représentants soient moins avides de pouvoir et d'avantages pour que le problème disparaisse. Bien sûr. Mais le problème principal n'est pas dans la vertu de nos représentants. En effet les chiffres ne montrent de différence notable ni entre entre les partis ni entre les assemblées. Ce qui ne signifie pas «tous pourris» mais plutôt que : «hors du cumul point de salut pour celui qui envisage une carrière politique». Le cumul est de fait à la base d'un système de caste et d'arrangements qui permet aux hommes politiques de perdurer au delà du raisonnable. Un système dont les conséquences néfastes sont fort bien exprimées par ailleurs. Il ne peut que s'amplifier si une interdiction stricte du cumul représentation nationale – fonction exécutive locale n'est pas imposée par la loi. M-E. WEILL Octobre 2009 |